Une étude révèle que les travailleurs de la génération des millénaires sont les plus déprimés

Une nouvelle étude révèle que la génération des millénaires a le taux le plus élevé de dépression au travail.
Selon Bensinger, DuPont & Associates (BDA) de Chicago, une personne sur cinq appartenant à la génération des millénaires (ceux qui sont nés entre 1978 et 1999), qui a demandé des conseils ou un soutien aux employés souffrirait de dépression.
En revanche, 16 pour cent des baby-boomers (nés entre 1946 et 1964) et 16 pour cent de la génération X (1965 et 1977) ont déclaré être en dépression – et ceci a sans doute peu à voir avec le fait qu’ils se rapprochent de la retraite.
L’entreprise a conclu les résultats à partir de données recueillies auprès de ses clients sur une période de 18 mois.

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L’impact le plus commun de la dépression en milieu de travail, et ce pour tous les groupes d’âge, est le présentéisme. C’est-à-dire que l’employé se présente au travail physiquement, mais est incapable de fonctionner à pleine capacité en raison de sa dépression.

Le présentéisme affecte 70% des millénaires selon l’étude, 68% de la génération X et 63% des baby-boomers. La dépression provoque beaucoup plus que l’incapacité de fonctionner pleinement. Les autres effets de la dépression en milieu de travail incluent l’absentéisme, une tension ou des conflits avec les collègues qui peuvent entraîner des mesures disciplinaires verbales ou écrites.

Ce qui n’est pas clair est pourquoi les millénaires sont-ils si déprimés en premier lieu?

En fait, merci aux récentes campagnes de sensibilisation entourant la maladie mentale – ils sont simplement plus ouverts à en parler. Sans parler des réseaux sociaux, qui nous rappellent sans cesse les réussites, les promotions et les bonus de nos « amis », qui ont probablement un impact plus négatif sur cette jeune génération de travailleurs.

Enfin, la concurrence est plus féroce que jamais pour se tailler une carrière, tandis que les avantages sociaux généreux deviennent de plus en plus choses du passé dans de nombreuses professions.

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Quelle que soit la cause, l’étude a révélé que la dépression majeure affecte 10 pour cen des employés américains et que 75 pour cent des personnes souffrant de dépression ne reçoivent pas de traitements formels.
Ici, au Canada, au moins 500 000 Canadiens s’absentent du travail chaque semaine pour cause de maladie mentale. Cela n’est pas tout à fait surprenant étant donné qu’un Canadien sur cinq est victime d’un problème de santé mentale ou d’un problème de toxicomanie chaque année.

Il est clair qu’il y a encore beaucoup de travail à faire au Canada et aux États-Unis pour traiter les effets de la dépression en milieu de travail. Les conclusions sont importantes quand on parle de créer des environnements de travail qui répondent à cinq générations distinctes – les traditionalistes (nés entre 1927 et 1945), les baby-boomers, la génération X, les millénaires et la génération Z (nés après 1999) – qui ont tous grandi dans des circonstances très différentes.

Suite aux conclusions du rapport, BDA encourage ardemment les lieux de travail à mener des campagnes de formation et d’information supplémentaires pour aider les employeurs et les employés à détecter les signes de la dépression.
Pour en savoir plus sur les effets de la maladie mentale en milieu de travail du CAMH, cliquez ici.