L’importance de savoir quand se taire!

Être bien éduqué, ferme dans ses convictions, et avoir l’habileté de dire tout haut ce que nous pensons sont des caractéristiques propices à la réussite d’un jeune professionnel canadien. Mais bien que nous apprécions la liberté d’expressions, il y a des moments, et des lieux, où il serait préférable de se taire! Le bureau par exemple est un terrain neutre, il est donc important de savoir quand nos points de vue sur la politique, le rôle parental, certains types de personnalités ou sa façon de fêter sont inappropriés, et qu’il est mieux de les garder pour soi. Voici quelques exemples :

Quand c’est toujours négatif.

Le monde a besoin de plus de gens sensibilisés aux problèmes de notre planète. Le milieu de travail, non! Si vous passez tous vos week-ends en tant que bénévole dans des refuges pour animaux, à nourrir les sans-abris, à planter des arbres, ou à réhabiliter un jeune délinquant, bravo! Nous adorons savoir qu’il y a des jeunes professionnels dévoués dans leur communauté. Ce qui devient inadéquat est d’évoquer au bureau des histoires d’horreur de chiots maltraités, d’enfants abandonnés ou de bébés malades. Vous êtes peut-être passionné par votre cause et souhaiteriez que tout le monde le soi, mais le bureau n’est pas l’endroit pour recruter par des tactiques-chocs ou de culpabilités. Faites plutôt passer le mot sur vos cause ou vos préoccupations par des histoires positives (et brèves!) ou par des informations optimistes sur les progrès réalisés. De garder le tout joyeux est non seulement plus agréable pour tous, mais aussi meilleur vendeur!

Quand la personnalité d’autrui est mise en cause.

À moins que vous soyez le patron, le parent, le professeur, le meilleur ami, ou que quelqu’un est menacé, vous n’êtes pas en droit de juger ou de commenter la personnalité ou le comportement de quiconque, ni même de faire connaître vos préférences personnelles. Vous pourriez vous sentir très interpellé par certains comportements, certaines actions ou façons de penser, mais afin de garder la paix (et votre travail) vous êtes mieux de la fermer! Pour minimiser la frustration qu’engendre un tel refoulement d’opinions, souvenez-vous que ce n’est pas à vous de gouverner les autres. Préoccupez-vous uniquement de vous, de votre propre mode de vie, de votre travail, et gérez vos réactions face à ces gens! Dégagez-vous de la responsabilité d’essayer d’éduquer ou de convaincre les autres de penser comme vous. Ça ne fait pas partie de votre description de tâche!

Quand vous avez bu.

Ceci devrait pourtant paraître évident, néanmoins, plusieurs deviennent gonflés à bloc de confiance et prennent l’opportunité de dire à quelqu’un « ce qu’ils pensent vraiment ». Ceci arrive beaucoup plus souvent qu’on est prêts à l’admettre et peut engendrer beaucoup plus d’ennuis qu’on en est conscient sur le fait. Encore une fois, il peut être frustrant de faire abstraction de ses opinions surtout quand le comportement ou la mentalité de l’autre va à l’encontre de nos valeurs, et si en plus vous êtes sous l’influence de l’alcool, la retenue n’existe plus. Nous pouvons être convaincu que « c’est sûr que c’est le meilleur moment pour soulever le sujet », mais la plupart du temps, à la lumière de la sobriété, nous réalisons que nous avons eu tord. Non seulement de nous exprimer dans ces moments impulsifs et à lucidité réduite nous attire-t-il des ennuis, mais peut aussi atténuer notre crédibilité. Si vous savez que vous souffrez du syndrome de « pas-de-retenue-quand-j’ai-bu », la solution la plus simple est de vous abstenir de boire ou d’adopter la loi de; si on ne le dit pas à jeun, on ne le dit pas du tout!

Dans la controverse

Nous connaissons tous le protocole habituel; ne jamais discuter de sexe, de religion ou de politique. C’est que l’opinion sur ces sujets est souvent personnelle, inébranlable et divergente d’une personne à l’autre. Il y a plusieurs sujets au-delà de ces trois-là qui peuvent faire tourner une discussion de Cafetéria en vraie guerre au bureau, alors il est important de se sensibiliser aux sujets et aux personnes, puis utiliser ses qualités interpersonnelles et de raisonnement pour déterminer quand parler ou se taire. Si une conversation commence à s’échauffer, d’accord pas d’accord, changez de sujet, faites une blague, ou débarrassez le plancher.

 

Adaptation française par Stéphanie Bertrand