Cinq façons d’offenser quelqu’un professionnellement

Les jeunes professionnels investissent beaucoup de temps et d’efforts dans leurs carrières et leurs entreprises. Ils sont fiers de ce qu’ils accomplissent et souvent passionnés par leur travail. Naturellement, si un collègue dit ou fait quelque chose d’offensant ou qui porte atteinte à sa profession, il s’en souvient! En voici quelques exemples…êtes-vous coupable d’un de ceux-là?

Miner leurs efforts.
Tout jeune professionnel à l’esprit entrepreneurial, motivé et qui réussit, croit fermement que sa compagnie, son produit ou son service est la révolution la plus géniale que la ville n’ait jamais connue. Et il se pourrait que ce soit effectivement le cas un jour, qu’on l’appuie et l’encourage, ou pas. Il est vrai qu’il est difficile de démarrer une entreprise et de connaître du succès, mais ne croyez-vous pas que l’entrepreneur le sait déjà? C’est une chose de formuler des critiques constructives, mais s’en est une autre de questionner (ou de bousiller) tout son modèle d’entreprise, son idée ou sa compagnie. D’insulter le projet d’un jeune entrepreneur, c’est comme insulter son bébé!

Catégorisé ou stéréotypé selon la profession.
Peu importe la profession, il s’avère désobligeant si un individu porte un jugement ou une opinion basé sur le choix de carrière d’un autre, spécialement lorsqu’il est totalement ignorant de la nature exacte des fonctions ou de l’entreprise en question. Par exemple, certains pourraient croire qu’un entrepreneur n’a pas à se réveiller tôt, qu’il passe sont temps au gym et qu’il se délasse à longueur de jour, mais tout propriétaire d’entreprise vous dira, que c’est malheureusement loin d’être la réalité.

Autres stéréotypes : les filles en relations publiques sont frivoles et superficielles, les bloggeurs ne sont que des fêtards professionnels, les artistes n’occupent pas de vrais emplois et tout ceux en finance sont rigides et de type A. Vous a-t-on froissé quelques plumes? Nous vous avions prévenus que c’était offensant!

Traiter une carte d’affaires comme un déchet.
Quoi que l’art d’échanger les cartes d’affaires soit beaucoup plus relaxe au Canada et en Amérique du Nord qu’au Japon par exemple, reste qu’il est offensant si vous ne prenez même pas le temps de lui jeter un p’tit coup d’œil rapide et que vous la jetez dans le fond de votre sac ou de votre poche, tel un vulgaire kleenex! Même si vous êtes moins qu’intéressé par celui ou celle qui vous la tend, pratiquez une éthique de réseautage élémentaire et prenez le temps d’étudier la carte quelques secondes, puis placez-la soigneusement dans votre porte monnaie. Posez une question si vous le pouvez, vous pourriez être surpris du bénéfice à tirer l’un de l’autre, même si vous occupez des professions indépendantes.

Vous devenez trop à l’aise.
Si vous travaillez dans un bureau de jeunes professionnels, il peut être facile de devenir à l’aise et de voir la ligne entre professionnel et personnel s’embrouiller. Cela peut vouloir dire, étaler les détails de sa vie personnelle et intime bruyamment, quand, assis au bureau voisin, votre collègue n’avait pas du tout envie d’être mis au courant de votre dernière bagatelle, que vous racontez à haute voix à votre BFF au bureau. Tout comme d’utiliser un langage trop familier ou employer un juron dans un courriel à un confrère, ou même d’utiliser du jargon, tel « lol » ou des émoticônes. Devenir trop à l’aise peut aussi vous faire oublier qui sont vos patrons, quand en fait, vos supérieurs doivent être traités et respectés comme tels, même s’ils sont vos amis ou plus jeunes que vous.

« Jeter quelqu’un sous le bus ».
Lors de notre table ronde avec un groupe hétérogène de jeunes professionnels l’an dernier, il a été porté à notre attention qu’il n’est pas rare de voir un collègue, un copropriétaire ou un client se « faire jeter sous le bus ». Le jeune professionnel qui commet une grave erreur au travail peut être pris de panique et incapable d’assumer ses torts pour des délais non respectés, une mauvaise communication ou une faute commise. Dans le feu de l’action, au moment où tous les doigts sont pointés sur lui, il peut être un réflexe d’accuser un associé, un fournisseur, un stagiaire pour ses erreurs, plutôt que de prendre sur soi et d’accepter le blâme. Tout comme dans nos relations personnelles et dans nos vies en général d’ailleurs! Alors souvenez-vous de la voix de votre mère citant la règle d’or : « ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse… »